Histoire d’une enfance difficile

Le gamin au vélo a été réalisé par les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne. Cyril, un garçon de douze ans, a été placé temporairement dans un centre éducatif par son père Guy. Déterminé à le retrouver, Cyril cherche son ancienne habitation pour récupérer son vélo et revoir son père.

Nous découvrons un garçon perturbé : au début de l’histoire, nous ressentons sa douleur d’avoir été abandonné par son père, il ne pleure pas, mais il fugue, se bat, ne respecte pas les règles et mord. Sa vie est pleine d’obstacles à surmonter qui sont représentés dans le film par des barrières, des portes, des murs mais il n’abandonne jamais, il franchit ces barrières, car il n’admet pas que son père l’ait abandonné.

Le thème musical était souvent le même pour les moments tristes ou les moments de suspens, cela nous met dans une situation délicate ou joyeuse. L’utilisation des couleurs nous oriente sur l’atmosphère du film : en effet les moments tristes sont filmés avec des couleurs froides (le bleu, le gris, le noir) alors que les moments joyeux sont tournés dans des couleurs plus douces dans les tons beige-jaunes. Par exemple, quand Cyril est allé voir son père nous ressentons la froideur et la gène de celui-ci au travers des couleurs métalliques. Au contraire, quand le gamin au vélo est avec Samantha, il est heureux et les couleurs de la nature environnante sont chaudes, le décor choisi étant sablonneux, par exemple.

Quand Cyril entre dans l’ancien appartement de son père, la caméra le fixe au lieu de nous montrer sa vision (ce qu’il regarde) pour voir que les pièces sont vides. Avec cette technique, nous pouvons ressentir les sentiments de Cyril : il se sent rejeté. Les plans sont peu nombreux et la caméra suit le personnage, ce qui permet aux spectateurs d’être un peu dans sa peau et de ressentir sa peine.

Eléa