Le cinéma contre l’horreur de la guerre, par L. B.

« Le Dibbouk de Haifa » est un court-métrage réalisé par Amos Gitai, en l’honneur du Festival de Cannes. Le dispositif choisi par le réalisateur israëlien est étonnant : les personnages qui nous sont montrés sont des spectateurs dans une salle de cinéma, qui regardent vers la caméra, si bien que cela donne l’impression que nous sommes nous-mêmes les personnages du film qu’ils regardent.
Mais ce film témoigne aussi du fait que la violence est partout en Israël : même lorsque les gens veulent se détendre au cinéma, ils risquent d’être victimes des bombardements. Cette fin, dans la peur, est surprenante, et essaie de nous toucher parce que les personnages, au début du film, agissaient comme tout le monde, se préoccupant de critiquer le film qu’ils regardaient sans s’inquiéter.

L. B.