Un hommage au cinéma, au jazz et à l’Iran

« Le pain et la rue » est le premier court-métrage d’Abbas Kiarostami. Il s’agit d’une histoire sans parole, ce qui rapproche « Le pain et la rue » des films muets du début du cinéma, tout comme le fait qu’il soit en noir et blanc.
Tout au long du court-métrage on retrouve de la musique jazz, musique originaire des Etats-Unis, alors que le film se passe en Iran, dans les rues d’une ville très typique. Abbas Kiarostami joue de ce décalage pour à la fois rendre hommage à son pays et au pays qui a donné naissance au cinéma.
Le réalisateur iranien met en scène un enfant qui doit apprendre à faire face à ses peurs à cause de l’indifférence des adultes. Il filme les personnages dans leur vie quotidienne ce qui nous permet de ressentir les mêmes émotions qu’eux. Par exemple, quand l’enfant s’ennuie, nous aussi nous nous ennuyions.
Cependant, malgré le rythme un peu lent du film (parce qu’on suit le personnage), il se passe beaucoup de choses et Abbas Kiarostami transforme le quotidien des personnages en une vraie aventure.

Victoria HAYOUN, 6eJ