La Belle et la Bête

La belle et la bête un film merveilleux et fantastique réalisé en 1946 par le réalisateur Jean Cocteau en s’inspirant du conte « La Belle et la Bête » de Mme Leprince De Beaumont. L’histoire racontée par le réalisateur part du conte du même nom, mais certains passages sont tirés d’autres contes de Charles Perrault comme « Les fées », « La Belle au bois dormant » ou encore « Cendrillon ».

Jean Cocteau a voulu montrer qu’une très belle personne pouvait aimer quelqu’un de moins beau. En choisissant Belle, il nous montre l’histoire d’une jeune fille très pauvre mais très belle et intelligente, qui rencontre un être nommé la Bête et qui ne possède aucune qualité physique mais qui au contraire possède une grande bonté intérieur.

L’amour d’un père et de sa fille est également montré. En effet, Belle ressent de l’amour pour son père et affirme qu’elle ne le quitterait pour aucun homme. Ce père veut rendre ses filles heureuses, leur propose des cadeaux, dès qu’il le peut, mais Belle ne veut pas lui créer le moindre problème et lui demande une rose, et pourtant, malgré sa modestie, c’est bien le choix de Belle qui va mettre son père en danger. Cette rose entraînera une suite d’événements tous plus étranges les uns que les autres…

J’ai aimé le côté romantique de ce film. J’ai observé qu’en réalité il n’y avait pas seulement une histoire d’amour mais plutôt trois. La première, l’une des plus émouvantes, est celle entre Belle et son père : elle le considère comme l’homme de sa vie. Jean Cocteau insiste sur le fait qu’elle ne le quittera jamais en faisant intervenir un jeune homme dans son histoire qui lui aime Belle. Une deuxième histoire d’amour commence : Avenant (le jeune homme) veut tout faire pour réussir à épouser Belle mais celle-ci refuse toutes ses demandes et assure encore une fois son choix : elle restera avec son père. Mais ce qui m’a réellement touché, c’est la troisième histoire d’amour, celle qui se passe avec la bête. Ce n’est pas Belle qui m’a touchée : je ne l’ai même pas trouvée intéressante. Pour moi, ce qui était très touchant, c’était la Bête. En effet, celle-ci ne possédait ni beauté, ni famille ni amour. Pour Belle, c’était tout le contraire : elle avait une famille, elle était belle et de plus elle avait trouvé deux fois l’amour. Quand La Bête rencontre la Belle, elle est charmée, mais Belle ne partage pas ses sentiments et se montre blessante par sa franchise. Elle se montre légère : elle fait une promesse qu’elle ne tient pas, et la Bête, au lieu de ressentir, montre une tristesse qui le fait mourir.

Mon avis final sur ce film est qu’il est non seulement romantique et touchant mais qu’il nous donne une leçon : ce qui compte, ce n’est pas seulement la beauté physique, mais surtout la beauté intérieur.