L’histoire très touchante d’une mère et de ses enfants

Les Enfants loups est un film réalisé en 2012 par le réalisateur japonais Mamoru Hosoda. Ce film nous raconte l’histoire très touchante d’une mère et de ses enfants qui doivent fuir sans leur père le danger que représente la ville pour des loups.
Mamoru Hosoda a voulu montrer la difficulté pour une mère d’élever seule ses enfants (surtout quand ces enfants sont des loups) : je me suis sentie concernée par cette analyse de la société. La sensibilité est l’un des atouts principaux de ce film. C’est un long métrage éblouissant qui a su me toucher profondément grâce à l’émotion qui s’en dégage et qui m’a même fait pleurer. En effet, certaines scènes sont particulièrement touchantes, comme lorsque le père meurt ou lorsqu’Ame est à deux doigts de se noyer...
Je n’ai pas aimé ce film pour son côté romantique mais plutôt pour son côté familial. En effet, l’homme meurt et Hannah se retrouve toute seule à devoir élever des enfants qui ne sont pas comme les autres. Cette petite famille aux aspects communs doit tenir son terrible secret caché aux yeux de tous. Pour ce faire, la famille devra se trouver à l’écart de la société et dans un lieu paisible et retiré. A la campagne, voilà où la petite famille ira.

Je trouve que le sourire d’Hannah est communicatif. Son père lorsqu’elle était petite, lui avait dit de toujours sourire, même dans les moments douloureux : c’est très touchant car Hannah ne perd jamais son beau sourire, malgré toutes les péripéties qu’elle traverse. Car même si elle ne les montre pas à ses enfants, nous, spectateurs, ressentons sa tristesse ou ses angoisses.
Les bruitages jouent un rôle essentiel dans les moments de doute et de peur. Le bruit des battements du cœur d’Hannah quand son fils se noie ou ses gémissements intenses quand elle voit son mari mort dans un camion de poubelle. Elle partage avec nous ce qu’elle éprouve tout le long de sa vie.
La façon de mettre en scène les dessins quant à elle joue un grand rôle : lorsqu’Ame se noie, on entend le bruit hors champ : au loin, on perçoit les gémissements de sa sœur et ceux de sa mère. Dans les moments où Ame se met à courir, nous ne le voyons plus lui mais nous voyons ce qu’il voit : nous pouvons croire que c’est nous qui courrons. Ces moments nous redonnent de l’énergie pour la suite de ses aventures et celles de toute sa petite famille.
Ce film est le plus beau et le plus touchant des films que j’aie jamais vu. A mes yeux, c’est un chef-d’œuvre japonais !